a
Remontant dans la voiture, j'aperçois deux socs pointant en l'air sortant d'une benne à ferraille...
"Vous la voulez, on vous la sort, elle est à vous !" Merci beaucoup monsieur Claudin.
Cette charrue me rappelera toujours les excellentes relations que j'ai entretenues avec cette concession familiale qui n'avait d'autre objectif que de satisfaire ses clients. Et Dieu sait si nous avons vécu quelques galères ensemble, mais ça, c'est une autre histoire, laissons Massey, et revenons à Ferguson.
Bâti en acier dur - Versoirs en acier Triplex - Coutres couteau en acier - rasettes amovibles - retournement à la main - Réglage vertical par clichets - laboure jusqu'à 25 cm de profondeur - poids 240 kg.
Les constatations d'usage font remarquer que tout est rouillé, bien rouillé. Les boulons de potence, le levier et le mécanisme de verrouillage sont grippés, bref que du bonheur. L'aperçu ci dessous permettra de se faire une opinion.
Il n'y a pas de secret, seule une chauffe sérieuse permet de venir à bout de cette boulonnerie bien fatiguée.
Dans l'ensemble tout se passe bien, même les deux écrous de fusée ne se feront pas prier pour laisser sortir l'ensemble (ouf).
Par contre le verrou n'échappera pas au massacre, il est trop grippé dans l'écamoussure. tronçonnage, percage et sciage viendront à bout de ce réfractaire.

Il sera remplacé par un autre fait maison (avant de détruire l'ancien, je m'étais assuré d'avoir de quoi y remédier)

Un tableau de chasse un peu plus rassurant, il faut dire que la brouette et le chargeur n'ont pas chômé pendant une semaine (electrolyse)

Le tout remonté, fonctionne à merveille, il n'y a plus qu'à attendre que la moisson libère le champs d'à coté pour essayer tout ça. Sachant que d'ici dix ans il faudra bien que j'entreprenne le reste de la charrue

Il ne restait qu'à virer les coutres tordus et à remercier Fabrice du "un trois" pour son aide à distance sur la composition du verrou trop rouillé pour être identifiable
