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- Les "essais Nebraska"-

Les essais de tracteurs de la station de Nébraska connaissent une renommée qui a largement dépassé les limites de cet état de l'Amérique du Nord, pour se répandre tout d'abord aux États unis où ils ont force de loi, puis dans le monde entier.

Les procédés d’essais de l’Université de Nébraska ont été conçus et mis au point il y a 30 ans, alors que l’industrie en était encore à sa période de formation du début. Avec son chiffre d’essais de 36 modèles au court de sa saison de 1949, l’université de Nébraska a achevé une période d’activité de 30 ans consacrée à l’essai des tracteurs. Ce n’est qu’en 1920, la première année des essais de tracteurs qu’elle enregistra 65 essais à son crédit, chiffre record, de tracteurs qui furent soumis à la méthode de la poulie, de la piste et du dynamomètre. Pendant les trois décades, un total de 436 modèles fut soumis aux essais. Cependant, aucun essai ne fut effectué pendant les quatre années de la guerre 1942-45.

Le programme d’essais Nébraska eut son origine dans la confusion qui caractérisait la période  du début de la naissance de l’industrie des tracteurs pendant et après la première guerre mondiale. L’industrie avait à cette époque son plus grand nombre de constructeurs et un marché d’un potentiel limité. Certains producteurs émettaient des prétentions extravagantes à propos de la puissance et des performances de leurs produits, alors qu’en réalité ils ne purent que rarement et même souvent pas du tout se trouver à la hauteur des besoins des fermiers.

Les États des plaines de l’ouest étaient à l’époque les terrains d’épreuve pour les performances des tracteurs, de même que les principaux marchés ; la mécanisation de la culture en ligne était encore à venir. En conséquence, les fermiers du Nébraska, de même que ceux du Dakota et du Kansas, furent ceux qui éprouvèrent des pertes d’investissement d’argent lorsque leurs tracteurs ne furent pas capable d’assurer les performances qui avaient été vantées par les publicités des représentant des constructeurs. Cependant, les fermiers du Nébraska eurent la chance de posséder un avantage sur ceux des États voisins en la personne d’un fermier pour qui l’investissement dans un tracteur fut un grand désappointement, ce fermier se trouvant par hasard un membre des autorités législatives du Nébraska.

PREMIERS ESSAIS ETABLIS.

              Ce fermier, qui devint par la suite un usager enthousiaste du tracteur et qui occupe toujours une position de premier plan dans la région de la culture du maïs, bien qu’il n’ait plus d’activité proprement dite dans l’agriculture, fut le père ses mesures législatives qui établirent les essais de tracteurs du Nébraska. Le but principal de la loi qu’il déposa fut d’exiger que chaque modèle de tracteur soit essayé avant de pouvoir être vendu dans l’État.

            La mise en vigueur de cette législation sur l’essai des tracteurs suscita une émotion mitigée parmi les constructeurs de tracteurs. Certains furent les premiers à approuver cette idée. D’autres craignirent que la loi provoquât une législation similaire dans les autres États et envisagèrent la possibilité de 48 essais d’États avant de pouvoir vendre leurs produits à l’échelle nationale. Finalement, des idées plus saines prédominèrent et les constructeurs décidèrent de coopérer de tout cœur avec les autorités du Nébraska, dans l’espoir que le procédé qui devait être mis en vigueur inspirerait la confiance et le respect des cultivateurs et de tous ceux intéressés par ce problème dans tout le pays, le désir ou la nécessité de répéter ces essais dans d’autres États ne se posant alors plus.

  PREMIER TRACTEUR ESSAYE.

              Le premier tracteur qui fut essayé fut le Waterloo Boy modèle N 12-25, fabriqué à l’époque par Deere & Co. La demande d’essai fut signée par Elmer McCormick, qui était alors directeur des ventes de John Deere Tractor Co, Waterloo, Iowa, firme qui était auparavant connue sous le nom de Waterloo Gasoline Engine Co avant son acquisition par Deere and Co deux ans environ avant cette date. L’essai commença le 31 mars 1920 et se termina le 9 avril.

            Les rapports des premiers essais tenaient nécessairement compte des arguments présentés par la publicité des constructeurs au moment de la demande de l’essai. Un paragraphe dont les anciens de la profession se souviendront était rédigé comme suit :

   «Dans la littérature publicitaire soumise en même temps que la demande d’essai de ce tracteur, nous trouvons quelques indications et revendications qui ne peuvent être directement comparées aux résultats de cet  essai dont il est rendu compte ci-après. A notre avis, aucune de celles ci ne sont excessives ni déraisonnables, sauf les suivantes :»

              Cependant, tous les rapports d’essai ne présentaient pas des exceptions, mais certaines des « exceptions » collationnées dans les différents rapports sont assez intéressantes à la lumière des perfectionnements ultérieurs et nombre d’entre elles caractérisent les revendications extravagantes qui ont provoqué la création de ce service d’essais. En voici quelques exemples :

  «Le . . . . . . est l’instrument presque parfait pour l’emploi à la ferme »  
«Aucun autre tracteur ne peut approcher, même de loin, la quantité de travail qui peut être accomplie par un . . . .  dans une saison à la ferme »  
«Il semble qu’il n’existe aucune charge qu’il ne puisse pas tirer.»  
«Le . . . . .  brûle toutes les particules du pétrole. La régulation très précise permet d’utiliser chaque goutte de combustible et il ne se produit positivement aucune perte.»
 

            Graduellement, du fait de la concordance des résultats avec les revendications ainsi présentées, la publicité enthousiaste de l’industrie s’abaissa de plusieurs tons jusqu’à se conformer à la réalité. Pareillement, la mention des nombreuses réparations et des fréquents réglages nécessaires pendant un essai contribua notablement à réduire les réclamations des clients en promouvant une meilleure technique et une meilleure construction. 
           
Indubitablement, au cours de cette période de 30 ans, l’industrie à autant bénéficié des essais que les fermiers dans l’intérêts desquels la législation fut mise en vigueur. Les essais ont été accueillis avec une si large faveur qu’il n’a pas semblé nécessaire que des autres états instituent des activités similaires. Ils ont atteint un degré de réputation mondiale et certains importateurs étrangers ne veulent vendre que les tracteurs qui ont été essayés par l’Institut du Nébraska. 
           
Les rapports ont fourni à l’industrie de précieuses données techniques qui ont favorisé sans le moindre doute le perfectionnement et l’amélioration des tracteurs ; de telles données n’auraient pas pu être puisées à d’autres sources que par un travail considérable de recherches et de toutes façon elles n’auraient pas bénéficié à l’industrie toute entière. Les rapports ont peut être été encore plus importants pour le négoce des produits de l’industrie. Il est certain que chaque revendeur de tracteurs a pu ainsi disposer de données de performances qui lui ont permis de renforcer son effort de vente.

            En conséquence, quelles que soient les réalisations que l’avenir pourra nous apporte, les trois décades de l’activité de l’Université du Nébraska dans les essais de tracteurs doivent être considérées comme une contribution exceptionnelle aux progrès de l’industrie du tracteur. 
           
Il est dans la nature d’une organisation d’essai d’un produit qu’elle ne puisse réunir l’unanimité. Il  n’est par conséquent pas surprenant d’enregistrer certaines opinions défavorables à l’égard de l’institution connue sous le nom d’essais du Nébraska. Nous ne connaissons pas le détail des critiques existantes, mais, en général elles semblent concerner la sévérité des essais sur le tracteur et indirectement elles incitent à se demander si l’organisation d’essais de tracteurs du Nébraska est bien qualifiée pour conduire les essais sur une échelle nationale.

            Que l’on soit pour ou contre les procédés d’essais du Nébraska tels qu’ils sont actuellement établis, il est intéressant de noter que, pendant les années 1937 à 1948, le code normalisé des essais de tracteurs de l’A.S.A.E.-S.A.E. a suivi de très près les détails du programme de l’Institut du Nébraska. Le point principal de divergence fut l’absence dans le code A.S.A.E. de l’essai de dix heures à la charge nominale  à la barre d’attelage (essai H) que certains techniciens de l’industrie considèrent comme inutilement sévère. Cependant, les partisans de la version du Nébraska soutiennent que les archives n’indiquent pas un nombre important de tracteurs bien connus qui n’ont pas été capables de satisfaire à cet essai de dix heures. Néanmoins, il est assez singulier de constater que le code normalisé des essais de tracteurs de l’A.S.A.E. ait été révisé par le Comité Technique des Tracteurs de la S.A.E. en octobre 1948. Ceux qui ont lu le code révisé admettent qu’il a été considérablement généralisé et ceux qui avaient espéré une confrontation plus étroite aux spécifications du Nébraska constateront qu’il s’agit en réalité d’une version du code de 1948 qui a été élaguée. En fait, le code révisé est une pratique recommandée par la S.A.E., mais non un code normalisé.

            En même temps qu’ils sont mécontents des aspects techniques des essais du Nébraska, les opposants de ce procédé sont d’avis que l’industrie elle même est mieux équipée pour établir et administrer un programme d ‘essais susceptible de contenir toutes les bonnes particularités des dispositions actuelles. L’argument principal étant que l’industrie est sortie de son «enfance», qu’elle sait ce que les acheteurs de tracteurs désirent et qu’elle peut le fournir sans l’aide douteuse de l’organisation d’essais du Nébraska. Ils mentionnent en outre qu’aucun constructeur ne peut se risquer aujourd’hui à construire un tracteur médiocre et que l’existence d’un statut visant à prévenir une telle possibilité est plus théorique que pratique. Bien qu’aucun des détracteurs n’ait le plus léger doute ) propos de l’intégrité des individus qui constituent l’organisation d’essais du Nébraska. Certains d’entre eux ont le sentiment que les résultats d’essais reflètent dans certains cas, d’une manière inexacte, la qualité relative des différentes marques et des différents modèles.

            Dans le camp opposé, un groupe d’industriels estime au contraire que les essais du Nébraska ont apporté une aide immense à l’industrie et continuent de la faire. Ces partisans des dispositions actuelles citent pour étayer leur opinion la réputation nationale et internationale de ces essais et la faveur universelle qui leur est accordée. Une telle faveur, prétendent-ils, ne peut pas être obtenue rapidement si même elle l’est jamais, par un programme de remplacement qui serait administré sous la juridiction de l’industrie, du fait qu’un tel programme ne peut pas reproduire les avantages psychologiques dont l’industrie bénéficie en raison de la situation actuelle de statu quo. Pour répondre à l’argument d’après lequel les résultats d’essais reflètent inexactement la qualité relative de certains tracteurs, ces défenseurs déclarent que la correction de cet état de choses dépend de l’industrie elle même qui, d’après les règlements , est plus ou moins autorisée à procéder elle même à une épuration parmi ses membres. Il est certain, déclarent ses partisans, qu’aucun constructeur n’expédiera sciemment à Lincoln le plus mauvais tracteur qui sort de sa chaîne d’assemblage.

  DONNEES D’ESSAIS DU NEBRASKA.

  Une description complète du procédé d’essais du Nébraska, comprenant les données précédent l’essai et un guide pour l’interprétation du résumé officiel d’essais et des rapports individuels d’essais, est contenu dans le Bulletin 392 publié par l’université. La lecture de ce bulletin est recommandée à quiconque désire connaître tous les détails historiques ainsi que les diverses explications qui concernent ces essais. Nous reproduisons ci après la portion du bulletin consacrée à la loi sur les traceurs du Nébraska, ainsi que des extraits des procédés d’essais à la poulie et à la barre d’attelage.

  LOI SUR LES TRACTEURS DE L’ETAT DU NEBRASKA.

  But de la loi : La loi du Nébraska sur les tracteurs telle qu’elle est annoncée dans les statuts révisés du Nébraska, 1943 chapitre 75, article 9 sections 75-901 à 75-911, inclusivement a été promulguée dans le but d’encourager la fabrication et la vente de tracteurs améliorés et de contribuer à des services plus efficaces du tracteur dans l’agriculture.

On a estimé que la meilleure méthode pour accomplir ces objectifs serait d’exiger qu’un tracteur de chaque modèle vendu dans l’État soit essayé à l’Université de Nébraska, les résultats de ces essais étant ensuite rendus publics.

  Stipulations de la loi : D’une façon résumée, les stipulations de la loi, telles qu’elles ont été indiquées dans le bulletin 392 (en date de janvier 1949), publié par l’Université du Nebraska sont :

«Qu’un tracteur en stock de chaque modèle vendu dans l’État doit être essayé et soumis à une commission de trois ingénieurs sous la direction de l’Université de l’État.»

«Que chaque compagnie, revendeur ou individu, mettant un tracteur en vente dans le Nebraska devra pour ce faire avoir une autorisation délivrée par la State Railway Commission. L’autorisation pour tout modèle de tracteur sera délivrée après qu’un tracteur du stock de ce modèle aura été essayé à l’Université et après que les performances du tracteur auront été comparées aux revendications faites à son propos par le constructeur.»

«Qu’une station service complètement approvisionnée en pièces de rechange pour chaque modèle de tracteur devra être aménagée dans les limites des frontières de l’État et à distance raisonnable d’expédition chez les clients.»

  Loi du Nébraska sur les tracteurs ; le texte complet de loi est le suivant :

  ARTICLE 9

  Autorisation délivrée aux sociétés de construction des tracteurs à combustible liquide.

  75-901. Moteurs de tracteurs, essai nécessaire. – Aucune compagnie de traction ou de construction de tracteurs ne sera autorisée à vendre ou à disposer d’un modèle ou type quelconque de moteur de tracteur à gaz, essence, pétrole, produit de distillation ou autre carburant liquide dans l’État de Nébraska sans que tout d’abord ledit modèle ait été essayé et soumis à une commission de trois ingénieurs compétents sous le contrôle de l’Université du Nébraska. Chaque tracteur présenté à l’essai devra être un modèle de stock et ne devra pas être équipé avec des accessoires ou appareils spéciaux n’étant pas régulièrement fournis avec le tracteur vendu. Tout tracteur qui ne se conformera pas aux stipulations de cette section ne sera pas essayé suivant les modalités des sections 75-901 à 75-911, et les résultats n’en seront pas non plus certifiés ; aucun essai officiel de tracteur ne sera effectué pendant les mois de décembre, janvier et février. La demande d’essai d’un tracteur devra être adressée à la Commission des Ingénieurs d’essais et doit être accompagnée par les caractéristiques du tracteur nécessaires à la Commission des Ingénieurs ainsi que des droits spécifiés dans la section 75-905. Si la demande accompagnée des caractéristiques et des droits est présentée en décembre, janvier ou février ou à toute autre époque alors que l’essai ne peut pas être commencé immédiatement, la State Railway Commission, avec l’approbation de la Commission des Ingénieurs, peut délivrer une autorisation temporaire pour la vente des tracteurs du modèle spécifié dans la demande d’essai, la date de cessation de l’autorisation temporaire étant à fixer par la Commission des Ingénieurs. Toutes les autorisations temporaires conditionnent que le tracteur couvert par l’autorisation soit essayé à la date la plus proche possible et que le constructeur du tracteur auquel l’autorisation temporaire a été délivrée soumette à ce moment un tracteur à l’essai qui soit conforme aux caractéristiques indiquées dans la demande, lequel tracteur devant être présenté à l’essai à toute date spécifiée par la Commission des Ingénieurs. à toute date spécifiée. Faute de procéder ainsi, tous les droits qui auront été déposés par lesdites sociétés seront acquis à l’Etat du Nébraska et, en outre lesdites sociétés seront passibles des pénalités prescrites par la section 75-910 et il ne leur sera jamais plus accordé par la suite d’autorisation temporaire, sous réserve, cependant, que toutes les ventes de tracteurs couvertes par la délivrance d’une autorisation temporaire ne soient validées qu’après essai officiel final et approbation du modèle.

  75-902. Essais des moteurs de tracteurs ; nature.  De tels essais concerneront la détermination de l’endurance de l’estimation officielle de la puissance en chevaux à charge continue et de la consommation de combustible par heure ou par acre d’opérations agricoles. Les résultats de tels essais devront être constamment à la disposition du public.

  75-903. Essais de moteurs de tracteurs ; attestation ; autorisation ; raisons de refus. L’Université du Nebraska, après avoir dûment essayé tout modèle de moteur de tracteur à combustible liquide, devra certifier les résultats à la State Railway Commission. Avant la délivrance d’une autorisation par la Commission à toute société de construction de moteurs de tracteurs à combustible liquide lui permettant de commercer dans l’Etat du Nebraska, les essais officiels de l’Université devront être comparés aux représentations de la société du tracteur en ce qui concerne l’estimation de la puissance pendant au moins dix heures de service à charge continue, le combustible utilisé pour le développement d’une telle puissance, ainsi que toute autre représentation que la société pourra faire, et, dans ce cas où toutes les représentations seront constatées fausses, la Commission pourra refuser à la société fabriquant ou assemblant un tel tracteur le droit de faire des affaires dans l’Etat du Nébraska, sauf pour le cas indiqué dans la section 75-906.

  75-904. Société de tracteurs ; stations service ; obligation de l’entretien. La State Railway Commission pourra refuser à toute société de tracteurs à combustible liquide le droit de faire des affaires dans l’Etat du Nébraska si l’on a constaté sur la réclamation de deux ou plusieurs clients de bonne foi résidents dans l’Etat, qu’elle n’a pas organisé une station service appropriée, avec magasin complètement approvisionné en pièces de rechange, dans les limites des frontières de l’Etat et à distance raisonnable d’expédition de tels clients.

  75-905. Essais de moteurs de tracteurs ; droits. La demande adressée à l’Université du Nébraska pour l’essai d’un tracteur devra être accompagnée d’un montant de 500 dollars destiné à couvrir partiellement le coût d’un tel essai. De même, le paiement devra être effectué sur présentation d’un bordereau approprié des frais de combustible et d’huile consommé au cours des essais.

  75-906. Moteurs de tracteurs ; autorisation d’un nouvel essai. Le fait qu’un modèle de tracteur ne sera pas conforme aux représentations de la société qui le construit ou l’assemble, ne pourra empêcher la société de mettre sur le marché d’autres modèles de tracteurs qui sont conformes aux caractéristiques et aux estimations. Tout modèle de tracteur qui ne s’avère pas conforme, au cours de l’essai officiel, aux propres spécifications de la société pourra être à nouveau essayé après modification et présentation sous la forme d’un nouveau modèle. Toute autorisation délivrée en exécution des stipulations des sections 75-901 à 75-911 devra spécifier le modèle ou les modèles compris dans une telle autorisation de vente.

  75-907. Essais de moteurs de tracteurs, rapport ; publication. Le rapport des essais officiels exigé par la section 75-901 devra être posté au Département de la Technique Agricole de l’Université du Nébraska et en tous autres lieux qui pourront être désignés par l’Université. Ledit rapport devra être incorporé au rapport annuel de la State Railway Commission.

  75-908.  Essais des moteurs de tracteurs, rapport ; interdiction d’emploi dans la publicité ; pénalités. Aucune société de tracteur ne devra utiliser le résultat de tels essais de manière qu’il puisse sembler que l’Université du Nébraska recommande l’emploi d’un type quelconque ou modèle quelconque de préférence ç un autre type ou modèle. Toute société de tracteur exploitant dans l’État du Nebraska n’aura pas légalement le droit de publier des extraits de tels essais officiels pour des buts publicitaires sans publier tout le rapport. Dans le cas d’enfreintes à la stipulation précédente, la State Railway Commission pourra, à sa discrétion, suspendre ou supprimer le droit de toute telle compagnie à faire des affaires dans l’État.

  75-909. Essais de moteurs de tracteurs ; ordre ; discrimination interdite. Les tracteurs devront être essayés par l’Université du Nébraska dans l’ordre de leur présentation à de tels essais et aucune discrimination ne pourra être faite pour ou contre une société quelconque de tracteurs d’une manière quelconque. Les réclamations pour enfreintes à cette clause seront entendues et tranchées par la State Railway Commission.

  75-910. Sociétés de tracteurs ; ventes sans autorisation ; pénalités. Toute société de tracteurs à gaz, essence, pétrole, produits de distillation ou autre carburant liquide ou toute société de traction vendant ou offrant à la vente dans l’État du Nébraska ou toute société d’automobiles, d’instruments agricoles ou autres ou individus exploitant pour le compte d’une telle société de tracteurs ou pour leur propre compte, qui vendra ou proposera la vente dans l’État d’un modèle quelconque de moteur de tracteur à combustible liquide sans avoir en sa possession une autorisation de vendre un modèle de tracteur conforme à celui qu’il propose, autorisation devant être délivrée par la State Railway Commission, sera déclaré coupable de délit contraventionnel et, sur administration de la preuve de ce délit, il sera puni d’une amende qui ne sera pas inférieure à 100 dollars, ni supérieure à 500 dollars pour chaque délit, à la discrétion du tribunal.

  75-911. Loi d’essais sur les tracteurs ; application ; attribution de la Commission. La State Railway Commission aura pleine autorité pour la mise ne vigueur des stipulations des sections 75-901 à 75-910, aussi bien par le refus de l’autorisation de faire des affaires dans l’État que par le moyen de faire contrôler légalement que cette interdiction est respectée.

Les restrictions publicitaires sont couvertes dans la section 75-908 comprenant trois phases dont les deux dernières doivent être lues comme suit :

 «Toute société de tracteurs exploitant dans l’Etat du Nébraska n’aura pas légalement le droit de publier les extraits de tels essais officiels à des fins publicitaires sans publier l’intégralité du rapport. Dans le cas d’enfreintes à la stipulation précédente, la State Railway Commission pourra, à sa discrétion, suspendre ou supprimer le droit de telle compagnie à faire des affaires dans l’Etat.»

  INTERPRETATION DES RAPPORTS D’ESSAIS INDIVIDUELS.

  Essai A : Cet essai est un essai de rodage dont le but est de supprimer la raideur ou le frottement exagéré susceptible de se produire dans une machine analogue. L’essai est effectué sur un dynamomètre mobile à barre d’attelage et sa durée minimum set de douze heures. Les résultats de cet essai ne sont pas habituellement publiés dans les rapports officiels d’essais individuels.

  ESSAIS DE PUISSANCE A LA POULIE.

  Tous les essais de puissance à la poulie sont effectués en reliant par courroie la poulie du tracteur à la poulie d’un dynamomètre électrique monté dans un berceau. Les valeurs de puissance enregistrées sur le dynamomètre sont par conséquent des valeurs réelles nettes en ce sens qu’elles comprennent les pertes de frottement (pertes de puissance) dans la transmission entre le vilebrequin du moteur du tracteur et la poulie du tracteur.

  Essai B : Essai de puissance maximum 100% à la poulie. L’objectif de cet essai de deux heures qui est effectué avec les gaz ouverts en grand au carburateur est d’obtenir une base de mesure pour l’établissement des estimations de puissance « calculée » à la poulie, qui seront toujours inférieures à la puissance réellement développée dans cet essai. Spécifiquement, la puissance nominal « calculée » à la poulie est obtenue en corrigeant la puissance maximum observée développée dans cet essai conformément aux conditions standard (température de l’air de 60° F. et pression barométrique absolue de 29,29 pouces de mercure) et en utilisant alors 85% de cette valeur  comme puissance nominale à la poulie. Voir également l’essai D. Lorsqu’on évalue la puissance et la consommation de combustible de l’essai B, on doit toujours se référer à la section «Remarques» du rapport d’essai individuel numéroté pour savoir si le carburateur ou la pompe d’injection a été réglé pour la puissance maximum ou à un calage donnant moins que la puissance maximum.

  Essai C : Fonctionnement à charge maximum. Dans cet essai d’une heure, le mélange combustible-air peut être réglé à un calage plus pauvre que celui employé dans l’essai B. L’objectif est de déterminer la puissance et la consommation de combustible qui sont pratiques pour les opérations sur le terrain. Ce calage de « fonctionnement » est utilisé pour tout le restant des essais, sauf pour l’essai F qui est effectué avec le même calage de carburateur à 100% de puissance que pour l’essai B.

  Essai D : Charge nominale à la poulie. Dans cet essai de une heure, l’objectif est de déterminer si le tracteur supportera sa charge nominale à la poulie. Si une puissance nominale à la poulie a été donnée au tracteur par le constructeur, on applique une charge suffisante pour développer la puissance nominale à la vitesse nominale du moteur. Si le constructeur ne précise pas la charge nominale et choisi d’accepter l’ « estimation calculée », la charge imposée pendant cet essai devient alors 85% de la valeur corrigée indiquée pour l’essai B.

  Essai E : Charge variable à la poulie. L’objectif de cet essai de deux heures est de montrer le contrôle de la vitesse par le régulateur et la consommation de combustible lorsque la charge varie à la poulie.

   ESSAIS A LA BARRE D’ATTELAGE.

  Dans tous les essais à la barre d’attelage, la traction exercée par le tracteur est transmise par un accouplement hydraulique à cylindre et piston, appelé «appareil de tirage», à la charge de la barre d’attelage, qui consiste en un dynamomètre monté sur roues qui applique et mesure la charge tandis que le dynamomètre est remorqué par le tracteur. On doit employer les mêmes pneus ou équipement de roues et crampons dans tous les essais à la barre d’attelage, sauf pour les essais J et K.

  Essai F : 100% maximum à la barre d’attelage. Cet essai qui est effectué avec le même calage de mélange combustible-air de 100% de puissance que celui employé dans l’essai B, n’est fait que dans une seule démultiplication, celle qui est désignée par le constructeur comme étant la mieux appropriée pour le labourage ou pour le travail ordinaire de la ferme. La démultiplication choisie, qui est spécifiée dans la table du rapport, est connue sous le nom de «démultiplication nominale». Le constructeur est autorisé à choisir l’équipement de pneus, de roues et de jantes additionnelles que celui fourni avec les tracteurs du stock ou sur celui qui est offert normalement dans le commerce du Nébraska sans supplément de prix. Le constructeur est également autorisé à ajouter des poids aux roues et pneus et à la structure, mais le poids total sur les roues ne devra pas dépasser les recommandations de charge des pneus publiées par la Tire and Rim Association. Pour les essais effectués avant 1941, la quantité de ce poids supplémentaire est indiqué dans la section « châssis » des rapports d’essais individuels ; pour les essais effectués par la suite, il est indiqué dans un tableau séparé « pneus, roues et poids » accompagnant la dernière partie du rapport.

  Essai G : Puissance maximum de fonctionnement à la barre d’attelage. L’objet de cet essai est de déterminer la puissance en marche avant tandis que le mélange du carburateur est réglé au calage pratique ou de «fonctionnement» de l’essai C, les pneus , roues et poids ajoutés étant les mêmes que pour l’essai F. Dans certain cas, particulièrement pour les tracteurs propulsés par Diesel, l’essai G est effectué avec le calage de 100% de puissance du mélange combustible, auquel cas l’essai combiné est indiqué sur le tableau du rapport sous la mention d’ «essai F et G à charge maximum», comme dans le cas de l’essai 360 de l’Allis Chalmers HD7W.

  Essai H : De charge nominale à la barre d’attelage. Le but de cet essai de dix heures, qui est toujours effectué dans la même démultiplication et avec les mêmes roues, pneus et poids ajoutés que pour l’essai F, est de déterminer si le tracteur peut tirer sa charge nominale d’une façon continue, de même que d’obtenir un relèvement de la consommation de combustible. Le calage du carburateur est le même que pour l’essai C.

  Essai J : A la multiplication nominale sans poids supplémentaire. Cet essai est effectué en démultiplication nominale seulement en utilisant le calage du carburateur de «fonctionnement» de l’essai C. Le but principal est de montrer l’effet de la suppression de poids supplémentaire, qui avait été appliqué dans l’essai F, sur les performances du tracteur.

  Essai K : A la démultiplication nominale avec les pneus les plus petits. Dans cet essai, les roues et les pneus les plus petits fournis par le constructeur sous forme d’équipement facultatif sont utilisés et tout poids ajouté pour l’essai F est enlevé. Il est effectué uniquement dans la démultiplication nominale en utilisant le calage de fonctionnement du mélange carburant-air qui a été employé dans l’essai C.

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  Recopié du Marchand Réparateur de machines agricoles du 5-20 août 1950

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